12.06.2008
Un conte de Noël. Desplechin s'inspire de Monicelli?
Arnaud Desplechin est revenu dans sa ville natale, Roubaix, pour tourner une saga familiale à la française, mais aussi…à l’italienne. Un conte de Noël ressemble énormément à Une famille formidable (titre original Parenti Serpenti, 1992) de Mario Monicelli.
Avec une différence fondamentale : chez l’Italien on retrouve une fin très triste, qui voit le triomphe de l’égoïsme sur l’amour des parents qui rassemblent la famille à Noël ; chez le Français la folie des protagonistes laisse place à un beau geste qui est destiné à sauver la vie de la grand-mère.
Junon (Catherine Deneuve) est la grand-mère en question, et si elle décide de rassembler tous ses enfants et ses petits-enfants à Noël, c’est avant tout pour trouver parmi eux un donneur de moelle. Ce sera Henri (Mathieu Amalric), veuf perdu dans sa vie d’artiste alcoolique. Il y a cinq ans, il avait été banni de la famille par la déprimée Elizabeth (Anne Consigny), mère d’un enfant qui souffre de fortes crises psychiques, lui aussi compatible pour la greffe. Médiateurs des disputes entre les deux, le benjamin Ivan, plus jeune et plus équilibré, sa femme, ses joyeux enfants, le grand-père, et un cousin depuis toujours lié à la famille.
La grand-mère Junon réalise son but, au-délà des insupportables tensions de famille. Dans Parenti Serpenti, les enfants (plus âgés que dans la famille roubaisienne) ne trouve pas entre eux un volontaire qui puisse se prendre soin des vieux parents. Et décident enfin de les tuer, par l'éclat d'un radiateur électriques qui se confondent avec les pétards et les feux d'artifice…
19:27 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : desplechin, monicelli, noël, un conte de noël, famille, formidable, parenti serpenti
29.04.2008
La marche sur Rome
Le 22 octobre 1922 les Fascistes entraient à Rome pour y rester 22 ans. Depuis, la ville n’avait jamais été gouvernée par la droite. Gianni Alemanno, post-fasciste au passé violent, a conquis la mairie en provoquant la joie des fascistes, qui ont fêté la victoire avec le salut romain et les croix celtiques.

C'est la vague noire en Italie. après Berlusconi, de retour au pouvoir pour la troisième fois, le nouveau parti de centre-droite "Le peuple de la liberté" a fait chuter le dernier grand bastion de la gauche, la capitale, après 15 ans de brillante administration. Walter Veltroni, le maire que Rome a aimé et confirmé à son poste en 2006 est pourtant le responsable de cette défaite. Il a quitté la mairie à la suite de sa candidature comme Premier ministre, et il a ensuite choisi de façon arbitraire celui qui aurait dû être son successeur: Francesco Rutelli (dans la photo, à gauche, en compagnie de Veltroni). Or, il s'agit de son prédécesseur, car il est resté maire de Rome de 1993 au 2001, juste avant de perdre - comme Veltroni - le défi national contre Berlusconi.

L'Italie vire donc à droite aussi à cause des erreurs de la gauche, qui a créé un nouveau parti tourné vers le centre, mais présentant les mêmes candidats qu'il y a 15 ans. La voie est libre pour le populisme, qui s'empare du pays au niveau national et local, et s'apprête à enfoncer l'Italie dans une nouvelle crise économique avec ses politiques anti-libérales et sa mauvaise gestion de l'argent publique. Là aussi, les ministres sont les mêmes qu'il y a sept ans, et les méthodes aussi.


La marche sur Rome a été cette fois voulue par le peuple, qui a encore une fois besoin d’un homme fort et rassurant. À la fin de son mandat, en 2013, Berlusconi aura fait le beau et le mauvais temps en Italie pendant 19 ans. Il lui suffira de 3 ans pour égaler Mussolini.
17:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : rome, italie, élections, alemanno, berlusconi
14.04.2008
Trois heures d'espoir...
J'ai encore trois heures pour me sentir serein, en sachant que à 15 heures les bureaux de vote seront fermés et seulement ce soir on connaissera le prochain leader italien.
J'ai entendu les Français rigoler sur le retour du dictateur médiatique. Je n'ai pas aimé. Seulement Le Monde, parmi les médias, a exprimé de la vraie inquiétude.
Et donc merci, pour tout le soutien que l'Europe et la France pourra nous donner dans les prochaines années, à nouveau, pour nous libérer de la prison des cerveaux. Il s'agit exactement de ça, et depuis un an, chers Français, vous commencez à en faire expérience...
A vous, et a nous, le Sarkoberlusconisme! Moi, j'ai encore trois heures d'espoir....
11:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Berlusconi, Italie, èlections










